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Swimming /Natation

Tout ce qui a trait aux compétitions de natation. All about swimming competitions.

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Transposition des temps Grand Bassin de Léon Marchand en temps Petit Bassin

Transposition des performances LCM (50m) en SCM (petit bassin).

 

Comme nous l’avons déjà évoqué dans des articles précédents, la Fédération Française de Natation a recueilli un nombre impressionnant de données lors des finales des Jeux Olympiques. Ces données ne demandent qu’à être exploitées et c’est ce que nous allons faire dans cet article consacré à la transposition des performances LCM de Léon Marchand en SCM (bassin de 25 m).

 En effet, si les performances de Léon sont bien connues en LCM, elles sont quasi inexistantes en SCM d’où l’intérêt d’estimer à quel niveau elles pourraient se situer. On se servira de la transposition en SCY (données bien connues pour Léon) afin de vérifier la cohérence de la méthode et de la corriger le cas échéant.

La première méthode de transposition que l’on peut utiliser a le mérite d’être assez simple à réaliser mais a pour corollaire une certaine imprécision.

L’idée étant de classer les différentes parties de la course en 4 catégories (temps de réaction, départ, Underwater (UW) et « Over The Water » (OTW). Précisons que :

  • Deux sont invariables (le temps de réaction et le départ) et s’appliquent donc aussi bien aux LCM, SCM et SCY
  • Deux sont à adapter en fonction de la structure de la course :
    • 3 virages en LCM, sept en SCM et SCY pour une course de 200 mètres, ainsi que d’autres adaptations en 200IM et 400IM en fonction de la nature du virage (virages avec les mains, virages avec les pieds).
    •  Longueurs de nage « Over The Water » en fonction de la catégorie (LCM, SCM, SCY)

Si ces paramètres sont objectifs, d’autres sont plus difficilement mesurables. On peut citer, sans être exhaustif, la différence de vitesse de nage (OTW) entre une course LCM à 65 coups de brasse et une en SCY à 35 coups de brasse mais avec plus de virages. Autre valeur inconnue, l’incidence de la fatigue sur la performance entre une course de 182,44 mètres (SCY) et une de 200 mètres (SCM).

Voici les résultats de la méthode simplifiée en prenant, pour la référence LCM, le temps de la finale olympique de Léon Marchand.

Sachant que le temps de Léon Marchand aux championnats NCAA de 2024 était de 106.35 secondes, on voit que cette méthode de transposition est trop imprécise (+4.76 sec).

Par chance, les données recueillies à Paris sont beaucoup plus détaillées et permettent de décomposer la course en temps réalisés aux différents points intermédiaires :

Réaction, 15m, 25m, 45m, 75m, 95m, 100m, 115m, 125m, 145m, 150m, 175m, 195m et 200 mètres.

La transposition des valeurs sera plus précise puisque l’on pourra utiliser les vitesses réelles réalisées en fonction de la distance. Par exemple, la première longueur de bassin en SCM correspondra à la vitesse mesurée entre 15 et 25m et ainsi de suite. Pour les virages on considèrera que le temps du premier en LCM sera reproduit deux fois en SCM, le deuxième trois fois et le dernier deux fois. Cela ne repose malheureusement pas sur une observation mesurée mais sur une décision arbitraire.

Voici la décomposition sur graphique de la vitesse aux différents points intermédiaires (sauf départ).

Voici les données de la course

 Voici la transposition en SCM mais aussi en SCY pour mesurer l’écart résiduel avec les données connues de Léon Marchand.

On constate que l’on s’approche des données SCY sans pour autant les atteindre (écart de 109,10-106,35 = +2,75) ce qui était attendu compte tenu de ce qui a été expliqué en introduction.

L’étape suivante consiste à corriger les résultats SCM à partir des écarts constatés sur le SCY.

Le temps du record de Léon est inférieur de 2,52% à celui du temps transposé. En considérant que la fatigue a moins d’effet sur 182,88 que sur 200, on ne va prendre qu’une fraction de cet écart pour corriger le temps du SCM. Cette fraction pourrait correspondre, sans que cela ait une valeur scientifique, au pourcentage entre la longueur SCY et SCM ( 182,88/200 = 91,44%). Le coefficient correcteur pour la transposition sera 0,0252 x 0,91 =0,0229.

Le temps transposé ainsi obtenu, sous réserve d’une forme physique identique à Paris 2024, serait de 120,43 x (1- 0,229) = 117,67 soit 1’57’’67. Le record du monde du Russe K. Prigoda serait battu de 2’’49 (2’00’’16 vs 1’57’’67).

En 2018, lorsque K. Prigoda a battu le record du monde SCM, il avait réalisé la même année 2’08’’63 en LCM soit 2.78 de plus que L. Marchand.

Le temps estimé de 1’57’’67 parait donc cohérent avec le record olympique de Léon Marchand.

La même méthode sera utilisée pour le 200 Fly, le 200 IM et le 400IM dont les résultats seront publiés dans le prochain article.

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